domingo, 28 de agosto de 2011

L´ eau du ciel.

L´eau du ciel

La force de la pluie
quand elle tombe
c´est grand et c´est beau
avec un grand pouvoir.

La force de la pluie
qui vit toujours
fait grandir les rivières
et les fait petites
quand elle arrête de tomber.

La force de la pluie
la force de la Nature
que nous blessons toujours
mais que nous nécessitons
pour manger, pour marcher
et pour boire de l´eau.

La force de la pluie
Oh là là! Quelle force!
La plus grande du monde
c´est la plus moindre d´elle.

La force de la pluie
je m´humilie devant elle
devant son infini pouvoir
devant sa magnifique force

peut-être d' enfoncer
grandes quantités de terre.
C´est la force de la pluie,
c´est la force de l´eau
qui tombe du ciel:
Le cadeau du ciel।

Fabián Javier Barloco Niño।
16 años, Ados 5º.

miércoles, 17 de agosto de 2011

Le Printemps des Poètes 2011: d'infinis paysages




Notre sélection pour le Printemps des Poètes 2011: d'infinis paysages.

Parler de Jacmel (extrait)

Quand je vivais à Cuba, il me suffisait de tourner le regard vers la mer des Caraïbes pour avoir de nouveau sous les yeux, a b c de mon éthique comme de mon esthétique, fil du merveilleux dans le cours de mes jours et de mes travaux, l'exceptionnel étincellement du grand océan qui baigne mon pays natal.

Je revois à volonté le lever du soleil dans le golfe de mon enfance: le mouvement passionné des vagues, l'éclat de l'écume, le prodige de l'eau et du ciel bleu, qui ont là-bas une intensité de vie à vous couper le souffle. On se dit pour toujours : tu es un élément vital de cette fête du cosmos ; tu es en vie, les espoirs les plus fous sont permis, tu es un être libre avec la joyeuse énergie de la mer, il y a pour toi toute l'allégresse du monde à prendre conscience que la vie en soi détient le secret de l'ivresse de vivre.
...

René Depestre, Écrire le pays

Notre sélection pour le Printemps des Poètes 2011: d'infinis paysages.

Non-assistance à poètes en danger
La tendresse des poètes voyage
en baleine bleue autour du monde
aidez-nous à sauver cette espèce
en voie de disparition

René Depestre, Non-assistance à poètes en danger

Notre sélection pour le Printemps des Poètes 2011: d'infinis paysages.

La rivière
Voilà, c'est fait, je suis devenu une rivière.
Ce sera une grande aventure jusqu'à la mer.
Quel nom me donnera-t-on sur les cartes ?
D'où vient ce cours d'eau inconnu ?
Quel ciel reflète-t-il dans ses flots ?
Quelle paix, quelle faim, quelle douleur ?
Pardonnez-moi messieurs les géographes
Je ne l'ai pas fait exprès
J'aimais voir couler l'eau
Sur toutes les soifs
Il y a tant d'assoiffés dans le monde
Pour eux me voici changé en rivière !
Je n'aimais pas voir couler les larmes
Étant rivière je pourrai qui sait
Couler à leur place.
Je n'aimais pas voir verser le sang
Étant rivière je pourrai
Être versé partout à sa place.
Mon destin est peut-être d'emporter
À la mer toutes les peines !



René Depestre, Journal d'un animal marin (1964)

Notre sélection pour le Printemps des Poètes 2011: d'infinis paysages.

«De temps à autre,
il est bon et juste
de conduire à la rivière
la langue française
et de lui frotter le corps
avec les herbes parfumées
qui poussent bien en amont
de nos vertiges d’ancien nègre marron.»



René Depestre, Rage de vivre

Notre sélection pour le Printemps des Poètes 2011: d'infinis paysages.

Brocéliande

pour Jean-Luc Lerebourg

Je pénètre dans les rayons
où tous les livres ont des pousses
où les lettres sont des insectes
où les titres sont des parfums
que brassent les vents de lecture
dans la tête des écoliers
qui ont su ne pas renoncer
malgré les passages d'années
aux escalades dans les branches
du savoir et de l'ignorance
inventive guettant aux cimes
dangereuses de la recherche
oscillant au moindre soupir
les aventures des châteaux
les navires en découverte
les atlas des explorations
les dictionnaires des planètes
les celliers des langues anciennes
les volières du temps qui passe
les clefs des songes et des veilles


Michel Butor
Livre Lerebourg